mardi 18 mars 2014

Jour douze

Hier, quand j'ai demandé à Charlie quand nous allions arriver en Gambie et qu'il m'a répondu lundi, soit trois jours plus tard, je me suis demandé pourquoi alors que nous étions déjà en train de nous reposer à Nouakchott. Après la journée que nous venons de passer, je comprends pourquoi.

désert mauritanien

Le passage de la frontière entre la Mauritanie et le Sénégal est purement épique. Avant même d'arriver au poste de douane, vous êtes abordé par des gens malhonnêtes qui corrompent la police et qui vous imposent de les suivre jusqu'à la frontière. Ensuite, le Sénégal vous oblige de détenir un carnet dit ATA d'une valeur de 265 euros par véhicule de plus de huit ans pour entrer sur le territoire. Ce n'est en fait qu'un pur et simple racket du gouvernement qui non seulement vous met les nerfs à vif mais qui dessert le pays. La solution alternative consiste à faire appel à un transitaire mais vous devez faire preuve de patience et d'une grande faculté à négocier si vous ne voulez pas payer les 265 euros demandés. Après plus de quatre heures de discussion, nous avons fini par traverser la frontière à un tarif plus acceptable.

Le parc national du Banc d'Arguin (Mauritanie)

Nous avons ensuite rejoint l'aéroport de Saint-Louis pour valider nos visas puis le camp Zebrabar où nous passons la nuit et la journée de demain.

J'espère que le passage en Gambie sera plus facile, j'ai vraiment eu peur pour notre chargement lors du contrôle douanier aujourd'hui.

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